Jan 29

Un nouveau site pour la FFMC08

cropped-logo-square-FFMC08.pngwww.ffmc08.com

Jan 29

Appel à la mobilisation.

Pour faire suite à la venue du Président du groupe les Républicains François Fillon le 02 février prochain à Charleville-Mézières, la FFMC 08 dans le cadre d’une manifestation citoyenne ose espérer un entretien avec ce dernier, comme nous l’avons obtenu lors de la visite du Président Hollande.edito-mai-

Dans l’éventualité ou nous n’obtiendrions pas d’entrevue, nous envisageons de nous faire entendre au travers d’une manifestation de la colère.

Nous refusons les nouvelles réglementations gouvernementales et appréhendons celles à venir, loin d’être réjouissante à titre d’exemple interdiction des casques jet obligation du port d’un airbag entre autres.

La FFMC 08 lance d’ores et déjà un appel à la mobilisation à tous les motards qu’ils soient ardennais ou non, à tous les usagers de la route qui se sentent menacer par ces lois scélérates.
Nous refusons d’être pris en otage et d’être manipulés.

Nous vous communiquerons les renseignements dès réception de ceux-ci.

L’antenne FFMC08

Jan 21

Une délegation de la FFMC08 reçu lors de la visite présidentielle dans les Ardennes

01-IMGP4619Lors de la visite présidentielle dans les Ardennes, et grâce à notre coordonnateur Bernard JOBIN et la participation du député LEONARD Christophe, nous avons été reçu par madame CAZALERE Marie France conseillère du président de la république hier et madame LAUNOIS Maryse directrice de la DDT direction départementale des territoires à la Préfecture pour un entretien d’environ une heure.

les thèmes suivants ont été abordés :
zone de circulation restreinte et vignette critair, nous rappelons que la moto est une solution et que selon une étude menée en 2011 par Transport et Mobility Leuven les embouteillages diminuerait de 40% si seulement un automobiliste sur 10 troquait sa voiture pour un 2RM.

l’état des routes qui se dégradent de plus en plus sans que rien ne soit fait en prétextant la crise et les difficultés financières de l’ensemble des institutions

les chiffres de la mortalité routière et notamment le fait que depuis 5 ans la mortalité des motards a baissé de 12.8% et que malgré cela il font toujours l’objet de représailles réglementaires
le contrôle technique à la revente des motos, qui selon nous a été repoussé par mesure électorale reste une menace pour l’avenir sachant que ce CT serait visuel. Nous argumentons par les chiffres du rapport MAIDS.
le permis A2, nous rappelons que ce n’est pas la puissance qui met en cause l’accident mais le comportement, nous rapportons que la FFMC n’est pas la seule à l’affirmer puisque plusieurs étude dont le toujours fameux rapport MAIDS concluent l’absence de corrélation entre l’accidentologie moto et le nombre de chevaux.
le port des gants obligatoires nous précisons qu’il vaut mieux s’équiper par conviction plutôt que sous la contrainte. Nous rappelons le montant de l’amende 68 euros et 1 point. Nous précisons que la protection est aussi une affaire de budget et demandons qu’un taux réduit de TVA soit appliqué aux équipements motos. Nous concluons en faisant part de notre mécontentement de la campagne de prévention de la SR en rappelant que les gants ne sauvent pas de vie.

les plaques d’immatriculation et le support de plaque, nous expliquons qu’un motard n’est pas motard au hasard et que dans la très grande majorité du temps, il aime l’objet et n’hésite pas à le personnaliser que dans bien des cas le support de plaque est une des premières modification. Nous somme bien d’accord qu’une plaque d’immatriculation doit être vue et ce par la taille des lettres et chiffres cependant mettre un placard ne nous parait pas des plus esthétiques. Nous affirmons que cette mesure et faite pour faire de l’argent sinon pourquoi avoir inclus dans la loi le support de plaque.

motard cible_01Nous affirmons que nous sommes convaincus que nous assistons aujourd’hui à une volonté délibérée de restreindre par la loi l’accès à la moto, de rendre suffisamment contraignantes pour en dégoûter le plus d’utilisateurs possibles afin d’abaisser mécaniquement le nombre d’accidents.
Nous faisons le parallèle avec les chiffres du chômage. Il suffit de classer les chômeurs en stagiaires afin que la courbe des demandeurs d’emploi baissent….

Nous concluons cet entretien en rappelant que nous sommes des passionnés et de surcroît très motivé.
Nous avons été écoutés, avons-nous été entendu ?

Si d’aventure certains candidats à la présidentielle osent affronter les Ardennais, nous ne manqueront pas de nous manifester.

Jan 06

Bonne nouvelle en ce début d’année 2017

le projet de contrôle technique 2-roues à la revente, défendu par la Sécurité routière, est reporté. Toutes nos informations ci-dessous…arton7387

Trois lignes dans le numéro du 30 décembre 2016 d’Auto Plus (toujours très bien informé !) nous ont mis la puce à l’oreille. L’information a été confirmée par des sources concordantes proches du dossier : le projet de contrôle technique moto et scooter à la revente, porté par la Direction à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) du ministère de l’Intérieur et annoncé par le Premier ministre, Manuel Valls, lors du comité interministériel de sécurité routière du 2 octobre 2015, passe à la trappe.
Prévu pour être instauré en octobre 2017, ce contrôle technique devait être obligatoire pour les motos et scooters mis en vente sur le marché de l’occasion. C’était une priorité du délégué à la sécurité routière du gouvernement, Emmanuel Barbe, qui en avait fait son cheval de bataille depuis son arrivée en 2015. Il l’expliquait dans une interview-vidéo accordée à Motomag.com en novembre 2015.
Réactions négatives
Les usagers de deux-roues, représentés par la Fédération française des motards en colère (FFMC), se sont vite érigés contre ce projet, qualifiant le contrôle technique de taxe supplémentaire et montrant qu’il n’apporterait aucun gain en matière de sécurité routière.
Les 16 et 17 avril 2016, plusieurs dizaines de milliers de motards clamaient leur opposition à ce projet dans 70 manifestations organisées en France par la FFMC. De nombreuses actions étaient également organisées par les antennes départementales de la FFMC autour des centres de contrôle technique automobile (lire les comptes rendus sur la page Contrôle technique de Motomag.com).
« Ce projet de contrôle technique moto ne repose sur aucun élément objectif et constitue un mensonge pour l’ensemble des usagers de motos, scooters et 3-roues, met en garde la FFMC. Et ce, au seul profit des grands opérateurs de contrôle technique leaders du marché, qui ne voient dans cette mesure que la possibilité d’un contrôle périodique généralisé, ce que dénoncent les usagers concernés depuis 2007. Pour rappel, ce contrôle nous revient aujourd’hui par la volonté d’Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière ».
Même les pros sont réticents
Début 2016, le dossier a été transmis à une direction du ministère de l’Environnement, qui a piloté les réunions de travail sur sa mise en place, notamment avec les professionnels du secteur. Lors de ces tables rondes, les professionnels du contrôle automobile eux-mêmes se sont montrés réticents : face au faible volume de visites potentielles dans certaines régions, il leur était impossible d’équiper nombre de centres avec le matériel nécessaire (banc de freinage…). Ou alors, le coût du contrôle aurait été trop important pour les usagers.

La bonne nouvelle pour les motards est donc confirmée en ce début d’année 2017 : le projet de CT 2-roues à la revente est reporté. Il n’arrivera pas en 2017, et il faudra attendre la période post-électorale (présidentielle et législatives) pour savoir si le nouveau gouvernement en prévoira un autre.

Attention, reporté ne signifie pas que le contrôle technique 2-roues soit non_au_ct_motodéfinitivement éradiqué : la directive européenne 2014/45/UE exige de tous les États membres de mettre en place ce CT 2-roues en 2022 s’ils n’arrivent pas à prouver qu’ils ont mené des actions de sécurité routière ayant permis de faire baisser sensiblement les accidents dans cette catégorie de véhicules.
Mais au moins, et pour la seconde fois en cinq ans, les motards, par leur capacité de mobilisation et avec le coup de pouce du contexte économique, sont parvenus à repousser l’idée qu’un contrôle technique périodique devienne obligatoire.

Déc 29

La FFMC 08 vous souhaite une bonne année

Déc 10

Communiqué de presse conjoint de la FFMC et la FFM.

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OBLIGATION DU PORT DES GANTS, L’IMPOSITION N’ENTRAINERA PAS L’ACCEPTATION

La FFM et la FFMC s’engagent depuis plusieurs décennies sur le sujet des équipements de sécurité des conducteurs de deux et trois roues motorisés, chacune dans leur domaine. Elles connaissent l’importance d’un équipement adapté, sur la route comme en compétition.

Forts de cette expérience, nous pensons que c’est avec l’adhésion des pratiquants qu’une mesure obtient le succès. Parce que nous sommes issus du terrain et au contact de nos adhérents tous les jours, nous savons que la question de l’équipement de sécurité ne peut pas être réglée depuis le seul bureau d’un ministère : de trop nombreuses disparités géographiques, mais aussi climatiques, imposent une approche différenciée face à des pratiques locales souvent très spécifiques.

Ainsi, comme le souligne France WOLF, Coordinatrice de la FFMC, “imposer le port des gants par la menace d’une double sanction est particulièrement stupide, sur le fond comme sur la forme. Quand on sait que le premier enjeu, par exemple sur les régions du littoral, est d’avoir une vraie prise de conscience sur l’ensemble des équipements (chaussure, pantalon, blouson), verbaliser le non port des gants est d’un ridicule absolu”.

“Trop de règles tuent la règle”, ajoute Jacques BOLLE, Président de la FFM. “Nous militons depuis longtemps pour plus de pédagogie et de communication autour de la nécessité, et les avantages, d’utiliser des équipements adaptés à chacun, et à sa pratique”. Le Président Bolle déclare également que “si nous ne pouvons qu’être favorable à une meilleure protection des motocyclistes, nous regrettons la forme de cette évolution à travers une contrainte réglementaire. ”

Il serait temps – mieux vaut tard que jamais – que l’État, au-delà des effets d’annonce répressifs, évolue lui aussi dans sa pratique, tout comme il exige que tout un chacun le fasse.

S’il a nommé la FFM et la FFMC au Conseil National de la Sécurité Routière, c’est qu’il reconnaît leur expérience, leur engagement, la force de leurs propositions et leurs réussites sur le terrain dans ce domaine. Les deux fédérations, conjointement, aimeraient que l’État aille jusqu’au bout de sa démarche, en cohérence, en travaillant avec elles en véritable partenaire.

La sécurité des usagers et sportifs en 2 ou 3 roues motorisés que nous représentons mérite mieux que des effets de manches incohérents.

Nov 18

Port des gants obligatoires à moto : la FFMC dénonce une surenchère réglementaire

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A partir de dimanche 20 novembre, ne pas protéger ses mains en portant des gants lorsqu’on circule sur un deux-roues motorisé sera passible d’une amende de 68 € et du retrait d’un point sur le permis de conduire. La FFMC regrette à nouveau que le simple bon sens (mettre des gants) adopté naturellement par la majorité des usagers soit gâché par un énième règlement qui va transformer un peu plus les motards en gibiers de police, tandis que le manque d’entretien du réseau routier qui se dégrade inexorablement n’a jamais été si préoccupant.

Ce n’est pas contre le port des gants que la FFMC proteste, mais contre le fait qu’ils deviennent « obligatoires » sous la menace d’une verbalisation et d’un retrait de points sur le permis de conduire (alors que le non port des gants ne menace pas l’intégrité d’autrui).

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Tout en reconnaissant que les motards sont plutôt bien équipés, le gouvernement prétend que cette mesure va protéger ceux qui sont peu conscients de leur vulnérabilité… mais avant de brandir à nouveau le bâton de la répression, ne vaudrait-il mieux pas renforcer l’information et la formation en direction des publics les moins bien informés plutôt que de durcir encore la législation ?

Nous pensons qu’en matière de sécurité routière, il vaut mieux inciter qu’obliger, suivant l’idée qu’une personne convaincue sait ce qu’elle à faire pour se protéger et qu’elle va également en convaincre d’autres (ce qu’a toujours fait la FFMC), alors qu’une personne contrainte a tendance à refuser la contrainte, surtout quand elle est énoncée par des gens qui décident à notre place sans même écouter nos propositions (voir manifeste ci-dessous)

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D’autre part, si le gouvernement se montre si préoccupé par la vulnérabilité des usagers en deux-roues, que fait-il pour infléchir la dégradation du réseau routier ? Avant de donner des leçons de sécurité aux gens, l’Etat ferait bien d’assumer ses propres responsabilités en balayant devant sa porte !28C-6-20161018132216

En fait, cette obligation du port des gants est surtout une mesure « cosmétique » pour le ministère de l’intérieur qui veut faire croire qu’il agit pour la Sécurité routière… et voici pourquoi : A LIRE SUR LE SITE FFMC

Oct 30

ETAT D’URGENCE!!!!!

Contrôle technique 2-roues : au ministère, tout est déjà prêt pour le 1er octobre 2017vachealait_s

 

Motomag.com publie en exclusivité le projet de décret officialisant le contrôle technique obligatoire à la revente des 2-roues, 3-roues et quads. Ce règlement fixe sa date de mise en application et les catégories de véhicules concernées. Le gouvernement veut aller vite.

Motomag.com publie en exclusivité le décret « relatif à l’introduction des catégories internationales de véhicules (…) dans le code de la route et à la mise en place du contrôle technique lors de la revente des véhicules à deux ou trois roues et quadricycles à moteur ». Le règlement n’attend qu’un numéro pour la publication et la signature du secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies. Selon nos informations, il pourrait être signé et publié au Journal Officiel entre juin et juillet 2016.

7 catégories de véhicules concernées
Ce décret annonce la mise en place du contrôle technique à la revente. Il fixe les catégories de véhicules motorisés qui seront concernées : L1e, L2e, L3e, L4e, L5e, L6e et L7e (précisions : lire l’encadré en fin de cet article). C’est-à-dire du cyclomoteur au quad en passant par la motocyclette et le 3-roues. Aucune n’est oubliée !

Mise en place : 1er octobre 2017
L’article 9 de ce décret annonce l’entrée en vigueur du contrôle technique : si ce texte est publié, ce sera pour le 1er octobre 2017.

autocollant__2_-1Dans les trois mois précédant la transaction
L’article 7 explique le principe du contrôle technique à la revente :
« Les véhicules motorisés deux ou trois roues doivent faire l’objet avant toute mutation d’un contrôle technique dans les trois mois précédant la date de demande d’établissement du nouveau certificat d’immatriculation. Cette disposition est applicable dès lors que la date de mise en circulation du véhicule est antérieure de deux ans et plus à la date de demande d’établissement du nouveau certificat d’immatriculation. »
– Entendez par « mutation » la vente du véhicule d’occasion.
– Les véhicules de moins de deux ans ne sont pas concernés par le contrôle technique à la revente.
– Ce CT à la revente serait valable trois mois, délai est très court par rapport à la vente d’une moto d’occasion. Une contre-visite est-elle prévue ? Ce n’est pas encore fixé.

Coup de pouce au secteur
L’instauration du contrôle technique est assortie d’un coup de pouce aux enseignes de contrôle technique. Le décret prévoit, dans son article 8 : « Jusqu’au 31 décembre 2018, l’agrément visé à l’article R. 323-8 peut être délivré à titre provisoire pour une durée d’un an non renouvelable à un réseau de contrôle de véhicules motorisés à deux ou trois roues qui ne dispose pas du nombre minimal de centres de contrôles exigés pour cette catégorie de contrôle ». Cet agrément provisoire est accordé à condition que le demandeur se dote « des moyens nécessaires pour disposer du nombre minimal exigé de centres de contrôle des véhicules motorisés à deux ou trois roues au plus tard à la date d’expiration de cet agrément ».

Contenu du contrôle encore inconnu
Ce décret ne fixe pas le contenu du contrôle, qui est encore en cours d’établissement à la Direction à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) du ministère de l’Intérieur.
Après ce décret, un arrêté ministériel et une notice seront publiés qui le décriront en détail.non_au_ct_moto

Analyse : ça se précise…
Ne nous y trompons pas, ce décret est le règlement qui rend obligatoire le contrôle technique à la revente des motos, scooters et quads. S’il était signé par le secrétaire d’État aux Transports, ça se préciserait vraiment…

 

Il reste à savoir comment les élus et responsables politiques auront interprété l’importante mobilisation des motards avec la FFMC des 16 et 17 avril. Celle-ci reflète l’inacceptabilité sociale de cette mesure : les manifestants n’étaient certainement pas « une poignée de passionnés » comme l’a affirmé le délégué Sécurité Routière du gouvernement, Emmanuel Barbe, sur TF1. Cette mobilisation a été largement relayée dans les médias spécialisés comme grand public. À un an de l’élection présidentielle, cela pèsera.

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Oct 24

Recettes des radars : bientôt le milliard d’euros…

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Tout roule pour les radars automatiques : l’État projette un gain de 991 millions d’euros en 2017 sur les amendes qu’ils engendrent. Leur nombre va augmenter, tandis que des soupçons de favoritisme dans l’attribution des marchés publics font l’objet d’une enquête…

Entre 2016 et 2017, l’État projette 25 % d’amendes forfaitaires supplémentaires issues du contrôle de vitesse par les radars automatiques. Le montant de 844 millions d’euros est indiqué dans une annexe du projet de loi de finances pour 2017. Ce montant s’élevait à 672,3 M€ en 2016. Et il grimpe à 991 M€ si l’on inclut les amendes majorées suite à un non-paiement.

L’explication à cette inflation ? C’est très simple : le parc des radars automatiques en France va passer de 4 450 à 4 600 appareils fin 2017, puis à 4 700 fin 2018, afin de permettre « de couvrir la grande majorité des zones les plus dangereuses et les plus accidentogènes du territoire », selon le gouvernement.

Et les appareils sont de plus en plus performants :
– les radars autonomes, ou de chantier, seront portés à 250 unités fin 2016 et 500 fin 2018. Redoutables car mobiles, ils ne restent que quelques semaines dans des zones où la limitation de vitesse est abaissée provisoirement. De quoi déstabiliser les conducteurs…
– Les radars double face et discriminants remplaceront progressivement les cabines fixes traditionnelles.
– Le projet de confier à des conducteurs du privé les véhicules banalisés intégrant un radar « mobile mobile » à infrarouge (qui ne flashe pas) est également maintenu.
– Le contrôle automatique des véhicules immatriculés à l’étranger devrait être plus rentable, la France signant des conventions de coopération avec un nombre toujours croissant de pays européens.
– Le gouvernement souhaite installer 10 000 emplacements de faux contrôles signalés par panneaux leurres.

Pour justifier une telle politique, nos gouvernants se drapent derrière la sécurité routière et l’impérative nécessité de sauver des vies. Il n’empêche, à flirter ainsi avec le milliard d’euros de chiffre d’affaires, la sécurité routière n’est pas loin de confirmer la désagréable sensation qu’elle n’est rien d’autre que de la sécurité rentière.

Des marchés bien fermés…
Impression confirmée par une autre information, tombée début octobre : certains industriels profiteraient de cette manne sans hésiter à flirter avec l’illégalité. C’est ce qu’expliquait Lefigaro.fr le 3 octobre, relayant une dépêche de l’Agence France presse (AFP).

On apprend qu’une enquête a été ouverte en mars dernier par le Parc national financier (PNF), sur les conditions d’attribution de plusieurs marchés publics concernant les radars automatiques. Elle a été confiée aux policiers de l’Office central de lutte contre la corruption (OCLCIFF) et concerne la société Atos, « bénéficiaire de quatre marchés publics faramineux » contractés entre 2003 et 2011 avec l’État. Elle « a été choisie en dehors du respect des règles du code des marchés publics », estime l’association anticorruption Anticor.

Certains dirigeants de l’entreprise ont occupé des fonctions ministérielles et auraient pu influer sur la signature de contrats qui portent sur un montant cumulé de plus d’un milliard d’euros. Alors, sécurité routière ou sécurité rentière ?

Les radars ne sauvent plus des vies…
Ces révélations tombent d’autant plus mal que la multiplication et la sophistication des radars n’aboutit plus à une baisse du nombre de tués sur la route.

L’usage des « distracteurs » au volant semble croître dans la hiérarchie des causes essentielles d’accidents mortels. Tout comme la conduite sous addiction. Mais ces comportements ne pourront jamais être contrôlés aveuglément par des machines, même opérationnelles 24h sur 24…

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Sep 06

Les à côtés de la plaque !

plaque-©Sato

Plaques d’immatriculation : une taille pour tout le monde !

Il y a presque un an jour pour jour, la France adoptait une nouvelle taille de plaques d’immatriculation pour les motos. Cependant, vous pouviez garder votre ancienne plaque sans problème. Eh bien, c’est terminé, à moins que vous vouliez prendre le risque de payer une contravention.

Le 25 juillet, un arrêté de la délégation à la sécurité et la circulation routières (DSCR) du ministère de l’Intérieur a été notifié devant la commission Européenne. Cet arrêté vise à imposer une seule et unique taille de plaque d’immatriculation pour les deux-roues, motos et scooter.
Concrètement, qu’est-ce qui change pour ma plaque d’immatriculation moto ?

Rappelez-vous, en juillet 2015, une loi imposait que toutes les nouvelles motos et les nouveaux scooters mis en circulation aient la même taille de plaque d’immatriculation : 210 x 130 mm. Cependant, si vous possédiez une ancienne moto avec une autre taille de plaque, cela ne posait aucun problème. Eh bien ce temps est révolu. A partir du 1er janvier 2017, tout le monde devra adopter ce nouveau format de plaque. L’arrêté est très clair sur ce point :

L’arrêté notifié vise à généraliser à l’ensemble du parc des véhicules à moteur à deux ou trois roues et quadricycles à moteur non carrossés, à compter du 1er janvier 2017, le format unique de 210 millimètres par 130 millimètres des plaques d’immatriculation posées depuis le 1er juillet 2015. Les plaques d’immatriculation aux anciens formats devront donc être changées avant le 1er juillet 2017.

Il vous reste donc un an pour changer votre plaque si elle n’est pas à la bonne taille.
Pour quelles raisons les tailles de plaques doivent changer ?
Si, comme nous, vous vous dites que l’Etat cherche encore à taxer les motards, eh bien vous avez tout faux ! Enfin, si on lit les explications données par cet arrêté, vous avez tout faux puisque si la taille des plaques d’immatriculation doit être la même pour tout le monde, c’est pour votre sécurité ! Ah, vous ne l’attendiez pas celle là hein !

Ce texte vise à protéger les usagers les plus vulnérables que sont les conducteurs et passagers des véhicules à moteur à deux ou trois roues et quadricycles à moteur non carrossés, particulièrement touchés par l’accidentalité et la mortalité routières en rendant plus efficace le contrôle de la vitesse et du port du casque obligatoire. En effet, ces usagers représentent près du quart des décès avec 625 motocyclistes et 165 cyclomotoristes décédés en 2014. Les motocyclistes sont une des deux seules catégories d’usagers dont la mortalité a baissé en 2014 (- 1,0 %) mais leur évolution reste plus lente que la moyenne entre 2000 et 2015 (- 35 %) alors que les véhicules légers ont enregistrés dans le même temps une baisse de 66%.

A ce jour, les 5 formats existants sont de nature à complexifier les contrôles et à développer chez l’usager un sentiment d’invulnérabilité particulièrement néfaste à sa sécurité.

Un arrêté pour le moment en statu quo
Pour le moment, ce texte a bien évidemment été signé par Emmanuel Barbe, le délégué à la sécurité et la circulation routières. Cependant, rien ne bougera avant le 26 octobre prochain. En effet, c’est à cette date que les membres de la Commission pourront critiquer, aviser voire réviser ce texte. Mais bon, vu la façon dont l’Etat traite les motards ces dernières années, on se doute bien de la façon dont tout cela va se terminer…

Affaire à suivre

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